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Soulager le syndrome des jambes sans repos avec la Sophrologie.




Introduction qu’est-ce-que les jambes sans repos :


5 à 10% de la population souffre du syndrome des jambes sans repos, appelé également maladie de Willis-Ekbom. Ce syndrome également qualifié d’impatiences se caractérise par ses sensations déplaisantes et douloureuses dans les jambes de picotements, de tiraillements, de courants électriques ou de brûlures. [1,2]

Ces courants électriques principalement nocturnes sont soulagés immédiatement par la remise en mouvement. C’est pour cela que les personnes qui en souffrent se voient contraintes en pleine nuit de se lever pour marcher. Le retentissement sur la qualité du sommeil n’est donc pas négligeable sans oublier les conséquences sur la vie sociale.



Qui est touché par le syndrome des jambes sans repos ?


Les impatiences sont majoritairement féminines mais touchent tous les âges de la vie avec une prédominance à l’âge adulte. En effet, 13,9% des femmes en souffrent contre 6,1% des hommes. [4,5]


Par contre, en cas d’hérédité, le syndrome est forcément plus précoce.



Quels sont les symptômes des jambes sans repos ?


Le syndrome des jambes sans repos, comme son nom l'indique, se situe principalement dans les deux membres inférieurs, parfois de façon asymétrique. Ce syndrome peut être définitif ou seulement sur une période donnée (ex.: grossesse).


Cependant, notez qu’il existe également, dans les syndromes très avancés, des signes dans les membres supérieurs pour 20% des cas.

Ici je m'intéresserai uniquement à la pathologie des membres inférieurs.


Voici ci-dessous une vidéo d’un homme souffrant de ce syndrome: [3]




Les symptômes sont des :

  • picotements

  • fourmillements

  • tiraillements

  • paresthésies [4,5]


Les études montrent que 80% des personnes souffrant d’impatiences présentent des contractions involontaires des membres inférieurs. Ces contractions induisent des mouvements du gros orteil, de la cheville, du genou et de la hanche. Ce sont les fameux “mouvements périodiques nocturnes”. [4]


Les crises durent entre 5 et 20 minutes et sont espacées de 20 à 40 secondes. [4]


A savoir : les crises peuvent être majorées en cas de fatigue excessive ou de stress.



Qui fait le diagnostic des jambes sans repos ?


En France, il existe une association pour le syndrome des jambes sans repos, elle s’appelle la AFE (Association France Ekbom).


Sur son site, j’ai pu noter qu’il y avait un test de 4 critères avant-coureurs:

“ Si vous répondez oui aux quatres questions ci-dessous, vous êtes peut-être effectivement atteint du syndrome des jambes sans repos.

  1. Besoin irrépressible de bouger les membres associé à ou provoqué par des sensations “désagréables” au niveau des membres inférieurs

  2. Impatiences motrices ou sensations désagréables uniquement présentes ou aggravées par le repos, particulièrement dans la position allongée ou assise

  3. Symptômes améliorés partiellement ou complètement et temporairement par le mouvement

  4. Apparition ou aggravation des symptômes le soir ou la nuit.” [3]


Voici ci-dessous : l’échelle internationale de sévérité du syndrome des jambes sans repos. [3]


echelle-internationale-de-severite-jambe
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Cependant, comme toutes les pathologies, elle nécessite une prise en charge médicale, le premier médecin concerné est le médecin généraliste. En effet, il s’assure des symptômes, puis de l’hérédité familiale et enfin des mouvements nocturnes des jambes. De plus, ce symptôme peut être spontanée ou être un effet secondaire d’un traitement médical.


Des examens complémentaires sont nécessaires:

  • recherche d’une carence en fer et du niveau de dopamine via la prise de sang.

  • examen vasculaire (élimination de l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs)

  • examen rhumatismale (élimination des diagnostics d’arthrose, d'arthrite et de pathologies inflammatoires)

  • examen neurologique chez un neurologue pour vérifier l’intégrité du système nerveux.



Quels sont les facteurs aggravants des jambes sans repos ? [6, 7]


Il existe plusieurs facteurs favorisants :

  • carence en fer

  • diabète (type 1 ou 2)

  • insuffisance rénale

  • grossesse (20 à 30% des femmes enceintes présentent ce syndrome qui disparaît après l’accouchement dans la majorité des cas)

  • pathologie neurologique de type Charcot-Marie-Tooth

  • polyarthrite rhumatoïde

  • hypothyroïdie

  • prise de médicaments (neuroleptiques, antidépresseurs, antihistaminique, lithium)

  • surpoids et obésité

  • alcool, tabac,

  • stress, fatigue

  • excitant : café, thé



Quelles en sont les conséquences des jambes sans repos ?


Etant donné que les crises surviennent principalement la nuit et qu’elles peuvent bouleverser les cycles du sommeil, elles conduisent généralement à des insomnies nocturnes et des somnolences dirunes.


Le syndrome des jambes sans repos peut donc être qualifié de trouble du sommeil.


Le retentissement sur la qualité de vie est notable. Ce syndrome induit de la fatigue, de l'irritabilité et une baisse d’attention. Ce sont finalement toutes les conséquences des troubles du sommeil. (cf. article du blog Troubles du sommeil : causes et conséquences ?)


De plus, la qualité de la vie sociale peut être endommagée, car durant des temps d’inactivité comme les réunions professionnelles, des voyages, des repas familiaux ou encore des spectacles, le syndrome peut fortement atteindre les personnes qui en souffrent. Sans oublier que d’un point de vue vie personnelle, le partenaire peut se trouver fortement dérangé par les “mouvements périodIques nocturnes”. [4]



Quels sont les traitements des jambes sans repos ?


Initialement, le bilan médical permettra de prendre en charge des pathologies aggravantes si elles sont présentes et/ou de changer/d’arrêter des traitements aggravants (effets secondaires).


Ensuite, si le syndrome reste présent, le médecin utilisera l’échelle internationale de sévérité du syndrome des jambes sans repos (voir ci-dessus) pour coter le retentissement quotidien.

Les traitements médicamenteux sont principalement basés sur la dopamine car c’est la molécule qui permet en partie la circulation des informations dans le système nerveux. [5,6].


Mais il existe également quelques conseils hygiéno-diététique : [5]

  • se mettre en mouvement au départ de la crise

  • se masser les membres

  • prendre un bain chaud

  • se concentrer grâce à une activité manuelle ou intellectuelle

  • respecter son temps de sommeil avec des horaires réguliers

  • faire un sport

  • limiter la consommation d’alcool, de tabac, de thé et de café



Quelle prise en charge peut être envisagée en Sophrologie pours les jambes sans repos ? [8]


L’Association France Ekbom le spécifie, la Sophrologie est conseillée.


En effet, cette méthode douce et relaxante permet aux Sophronisés d’accepter le diagnostic, et d’accompagner un traitement médical en apprenant des exercices dans le but de gérer les sensations désagréables.

Il n’est pas non plus négligeable d’apprendre à dépasser les préjugés sur le sommeil devenu non réparateur du fait des insomnies. Finalement, il faut ré-acquérir confiance en soi et en son corps pour retrouver un sommeil réparateur.



De plus, la Sophrologie en se basant sur le mouvement grâce aux exercices de relaxation dynamique, permet de faire fonctionner les membres.


Pour conclure, la Sophrologie se greffe au parcours médical classique pour songer à un éventuel rétablissement.



Conclusion :


Le syndrome des jambes sans repos ou impatiences se manifestent par des sensations désagréables et suffisamment intenses pour conduire à des insomnies. Le retentissement sur la qualité de vie demeure non négligeable.

Cependant, en moyenne il faut 10 ans à un patient pour être diagnostiqué (méconnaissance des symptômes dans le grand public et une confusion dans les symptômes de pathologies vasculaires ou neurologiques).

Le traitement est multiple : médicamenteux et hygiéno-diététique. Cependant la Sophrologie a toute sa place pour accompagner une prise en charge médicale. En effet, cette méthode apparaît comme une thérapie ressource pour cette pathologie partiellement cernée.


 

Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Pour prendre rendez-vous, cliquez ici


Cet article a été rédigé par :





Alexandra Schlienger,

Sophrologue certifiée RNCP



Bibliographie :


pos.html

[8] Sophrologie et sommeil, Catherine Aliotta

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